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Vendredi 12 mai 2006

    Il allait disparaître quand il la repéra.

  Elle se tenait assise par terre, bars enroulés autour des genoux, et semblait pleine de dédain à l’égards du chaos qui l’entourait. Il s’approcha. Elle avait des cheveux hérissés noirs, un corps androgyne, une allure très sombre à la « Joy Division », tout droit sortie des années 80. Elle arborait même un keffieh à carreaux bleus comme seul Yasser Arafat osait encore en porter.

   Sous la coupe punk, le visage était d’une régularité stupéfiante ; une rectitude de figure égyptienne, taillée dans du marbre blanc. Paul songea à des sculptures [...] des formes au poli naturel, à la fois lourdes et douces, prêtes à se nicher au creux d’une paume ou à se dresser sur un doigt, en parfait équilibre. Des galets magiques, signé par un artiste du nom de Brancusi. [...] Paul lâcha son ordinateur et contempla une nouvelle fois la créature qui le fixait, de l’autre côté du bureau. Ses seuls iris noirs, soulignés de khôl, le sonnaient plus durement que les deux dealers zaïrois…

  C’est beau. Ce n’est pas de moi mais d’un auteur assez connu je pense, qui écrit beaucoup de livres policiers. C’est le portrait d’une fille engagée dans des mouvements assez violents (anti-militaristes et par la même, anti-policiers), une fille sauvage et magnifique. J’aime beaucoup. Un autre petit extrait, pour la route :

Lorsque tous les gardiens

de l’ordre eurent cassé leur pipe,

en signe de protestation,

On sût que le grand jour était moche et

qu’il fallait agir.

Alors tout ceux dont on fait des statues pour

les jardins publics,

tous ceux qui rincent leur nom dans des

jus de monnaie,

tous ceux qui se coupent les mains pour

ne pas avoir à les salir,

tous ceux qui trouvent toujours le mot à

mettre sur la plaie,

Tous, du plus petit au plus grand, de la rosière

rance au fruit doré sur tranche, tous tendirent

leurs mains au ciel en clignant des paupières

et se firent photographier par la une des

journaux.

Il y eût un soir, il y eût un matin.

Et les petits enfants n’en eurent pas plus

de pain.

Mais l’heure était aux décisions

Tous les cuistres diplômés furent placés en rang par deux

Il y eût des discours, des banquets, des concerts…

Léon Thoorens, manuscrit inachevé

 

  Ce n’est pas un poème mais cette manière de découper le texte le met en valeur. Il jongle avec les mots, c’est incroyable !! Il y a une véritable poésie qui se dégage de ces mots, et aussi beaucoup de questions qui se posent : pourquoi rosière rance ? pourquoi cuistres diplômés ?...

 

 

 

par axl publié dans : textes de moi et pas de moi
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Vendredi 12 mai 2006

Je crois que je suis sérieusement atteinte d’une maladie, certes bénigne mais parfois assez dérangeante. On l’appelle S.A.I.P.B.S.M.A.C.L,B/F,S.P.B, autrement dit : Syndrome d’Attirance Irréfléchie Pour les Bipèdes de Sexes Masculins Avec Chevelure Longue, Bouclée ou Frisée, et Si Possible Brun. Pour peu que le Spécimen ait les oreilles trouées comme des passoires (avec les boucles d’oreilles en argent, s’il vous plaît), qu’il joue dans un groupe de rock, qu’il ait un humour dévastateur, qu’il porte une casquette à carreaux ou tout simplement qu’on puisse admirer ses beaux mollets tout poilus, (d’autres catégories rentrent en jeux: la chemise psychédélique, la guitare électrique, le serre-tête pour retenir les cheveux, ou encore les rastas, et oui, je fais une fixation capillaire aigue) je fonce. Je suis effectivement une fille très superficielle, qui s’intéresse beaucoup à l’apparence et je ne crois pas à l’adage: « l’habit fait le moine ». Il y a des gens, comme ça, qui attirent le regard et avec qui on a tout de suite envie de s’entendre.

J’ai d’ailleurs un grand fantasme, que je réaliserais un jour avec qui est aussi farfelue (ou bouclé/ée, c’est selon) que moi: m’asseoir sur un trottoir et photographier les gens « intéressants » qui passent. Quand j’en parle, on me dit: « Mais qu’est-ce que c’est pour toi les gens intéressants ? », malheureusement, c’est un feeling, je ne peux pas l’expliquer. La seule personne à m’avoir fait une réflexion quelque peu différente des autres est ma fidèle amie Braffel DanoË, qui m’a fait remarquer qu’un appareil numérique serait mieux pour prendre des photos « furtives », dans le sens où un appareil photo jetable est trop lent pour saisir l’instant précis. J’économise donc.

Pour l’instant, j’ai dans ma tirelire 6,97 euros.  

 

 

par axl publié dans : sentiments....
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Mercredi 10 mai 2006

 

Mai 06 : Slash

Slash. Un mot, une phrase, et tout est dit. Slash est un guitariste. Enfin, plutôt UN guitariste. C’est un ami qui me l’a fait découvrir (Kimon, tu te reconnais ?) et depuis je ne décroche plus. Je l’ai connu à travers Guns N Roses. Dès lors, comment ne pas tomber in love devant ces riffs dévastateurs, cette guitare qui crie, vibre, déchire à la fois ? Oh oui, comment ne pas aimer cet homme viril et chevelu (des cheveux bouclés, of course, parce que, simple précision, je suis frisée ! Frisée et farfelue, hein Aliki) ?  Je ne vais pas m’attarder dessus, ça risquerait de devenir ennuyeux. Voilà donc quelques photos et commentaires pour mieux faire connaissance avec notre spécimen*…

 *Je précise quand même que je ne fais pas partie de son fan club mais j’ai beaucoup d’admiration/de respect pour le personnage, autant pour l’homme que pour le guitariste. Je vais quand même mettre la remarque à ce sujet de ma meilleure amie de toujours Braffel DanoË (anagramme) : arrête de parler comme ça, ta passes pour une cultureuse (excuse, j’ai kan même un immense respect/admiration pour toi…)

 Bon maintenant les photos sinon ça va devenir chiant. Vrai

 

 

 

 

 

   Ah Slash… Slash et son incontournable cigarette au bec, Slash et sa (ses) guitare(s), Slash et son anneau dans le nez (si gracieux, il faut bien l’avouer…), Slash et ses tatouages (un sur chaque bras), Slash et son torse pas très poilu, Slash et ses pantalons moulants, Slash et ses grandes lunettes noires qui lui mangent la moitié du visage… Je m’égare. SLASH….

 

 Son vrai nom, c’est Saul Hudson, Saul vient de la bible, je me trompe ? On distingue quelques rides, et oui maintenant il a 41 ans, ça se paye le délire sex, drugs (héroïne, pour lui) and rock n’ roll, enfin bon on peut dire qu’il est quand même bien préservé sur cette photo et puis j’ai vu pire (double menton, ventre gonflé par la bière…)

 

 Là il est avec son copain Gilby Clark, musicien additionnel des Guns pendant leurs tournées. Il a un très beau sourire quand il n’est pas dissimulé par sa masse de cheveux, et même un beau visage… Les Guns ont sortis 2 albums en 1991, l’année où je suis née !!! Ca fait un choc de savoir ça, non ??!

 

  Une de ses grandes passions, c’est les serpents. Je pense que le fait de se faire tatouer son nom sur le bras est révélateur d’un certain complexe de supériorité, mais bon on lui pardonne, ça peut toujours aider de savoir comment on s’appelle (au cas où il oublierait ?). En fait cette photo fait penser à un de leurs clips où Slash, allongé sur un lit (2 places, bien sûr) caresse son reptile pendant que plusieurs filles se déshabillent à côté de lui (mais ça n’a pas l’air de l’intéresser tellement)…

  

 Un homme….

 

 …un vrai !!

 Voilà un premier avant -goût de la bête j'écrirais sûrement encore dessus...

 

  

 

 

 

par axl publié dans : rock, slash, et puis les autres
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Mardi 9 mai 2006

    Il avait des cheveux bouclés qui lui arrivaient aux épaules, il était grec et jouait de la basse, il était avec moi en art et je l'aimais. Les souvenirs me brûlent encore quand j'y repense: la chaleur de sa jambe contre la mienne, les chansons que nous écoutions ensemble, et il chantait (très mal, mais l'amour rend sourd) ...                                                                                                                                                                              

    Sa manie de sourire à tout bout de champs me fascinait. Il disait quelquechose et hop! un grand sourire lumineux éclairait son visage, comme si il y avaitt un bouton quelquepart où appuyer.

    De boutons, il n'en manquait pas: des blancs, des rouges... Mais on sait faire abstraction de ce genre de choses quand il le faut.

    Il avait une tête de plus que moi et j'aurais tant aimé me blottir contre ce grand corps, faire courir mes mains le long de son torse, enfouir mon nez dans ses cheveux. Il portait des tee-shirts noirs au nom de groupes de rock que nous écoutions tout les deux, des 501 en cuir ou en jean qui le moulait (ils étaient et sont toujours une bande de grecs comme ça, avec veste en cuir, etc...) .

    Il était comme un grand enfant, toujours à s'amuser de et avec tout. Toujours quelquechose en tête... Autant dire que l'art, même si c'est une matière que j'aime beaucoup, passait au second plan avec lui.

    Et puis la déchirure, je me suis pris un râteau par personnes interposées, je ne savais même pas pourquoi! On ne s'est plus parlé pendant des semaines. Et un jour, le 21 décembre, il est venu me voir et m'a souhaité tout naturellement un bon anniversaire. J'étais au 7eme ciel: nous nous reparlions! Bien sûr, c'était juste de l'amitié. Plus question de ma connerie. Vers la fin de l'année nous avons commencé à passer nos après-midis ensemble.

    Il s'est également trouvé une fille avec gros seins. Je dois bien l'avouer: la plaie n'était pas totalement refermée et je me suis mise à détester cette fille. La voir minauder devant lui, voir sa main à lui posée sur son derrière à elle... Je souffrais et j'avais perpétuellement un noeud dans la gorge, ça me faisait plus mal que n'importe quoi d'autre. Pourtant j'avançais, je ne montrais rien. Je me noyais dans mes larmes, ces larmes qui auraient dû couler mais qui ne sortaient pas.

    Je n'en pouvais plus. Un jour, j'ai crevé l'abcès. Je me rappelle bien ce jour. J'étais assise sur mon lit. Il faisait beau. Et je pleurais.

    Ma mère m'a entendu et est entrée dans ma chambre. Elle m'a d'abord pris dans ses bras puis m'a doucement demandé ce qui n'allait pas. "C'est à cause d'un garçon?" Je ne voulais rien lui dire, cette histoire me paraissait tellement stupide! Et j'ai fini par tout lui déballer. Elle est restée longtemps avec moi et m'a parlé. Maman, si tu lis un jour ces lignes : tu es merveilleuse. On n'a jamais assez l'occasion de dire aux gens qu'on les aime. J'ai doucement accepté qu'il sorte avec cette fille, même si je me réjouissais secrètement de savoir que ça n'allait pas entre eux deux, qu'il était sorti avec elle juste pour se "faire un coup".

    C'était l'année dernière et maintenant c'est fini.

J'ai appris à connaître la fille. Elle est gentille, même si ses manières "petitefillesansdéfenses" me tapent parfois sur les nerfs. Lui, je l'ai récemment vu dans une fête. Je parlais avec quelqu'un dans le corridor et lui cherchait quelquechose à manger dans le frigo. La porte de la cuisine était ouverte. Il avait dit: "ohoh, très intéressant!" et s'était incrusté, une cannette de bière à la main, avec son sourire inimitable. On est resté ami même si nous n'avons plus de cours en commun maintenant...

Il s'appelle Steph.

 

   

 

par axl publié dans : sentiments....
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